18 mai 2026 - 08h45
Mal de dos, mal de cou : pourquoi rester immobile est la pire stratégie
Il y a une scène que je rejoue presque chaque semaine au cabinet. Un patient pousse la porte, plié en deux, et m'annonce : "Mon dos s'est bloqué samedi. J'ai passé le week-end au lit, j'ai annulé mon match de padel, je ne porte plus rien depuis trois jours… et c'est pire qu'au début." Variante cervicale : "Je dors avec un coussin spécial, je ne tourne plus la tête, j'ai arrêté la salle, j'évite de soulever mon fils… et ça empire." Variante dorsale, après une journée de bricolage : "Je m'assieds le moins possible, je ne fais plus que mes exercices de kiné… et la douleur revient dès que je bouge."
Chaque fois, la même logique : la douleur fait mal, donc on protège, donc on évite de bouger. Et chaque fois, le même résultat : la douleur s'installe, le corps se déconditionne, et ce qui aurait dû passer en quelques jours s'éternise pendant des semaines.
Je comprends parfaitement cette logique. Quand quelque chose fait mal, l'instinct nous dit de ne pas y toucher. Ça marche pour une brûlure ou une coupure. Mais pour les lombaire, le dos ou le cou — autrement dit pour la colonne vertébrale dans son ensemble — cet instinct nous trompe. Et il nous trompe au point que les recommandations internationales sont aujourd'hui unanimes : le repos prolongé est l'une des pires choses à faire.
Cet article, c'est ma manière de remettre les pendules à l'heure. Si vous traînez une lombalgie qui ne passe pas, une cervicalgie qui s'installe, ou une dorsalgie récurrente, j'espère qu'il vous donnera les clés pour comprendre — et pour agir.
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